Selon le rapport Statut et tendances des femmes en science de l’UNESCO publié en 2025, à l’échelle mondiale, seulement un.e chercheur.e sur trois est une femme. Parallèlement, les jeunes femmes sont plus susceptibles que les jeunes hommes de s’inscrire dans l’enseignement supérieur, avec 46 % des femmes et 40 % des hommes poursuivant des études supérieures dans les cinq années suivant la fin de leurs études secondaires. Cependant, les femmes ne représentent que 32 % des ensemble des apprenant.e.s en école d’ingénieurs. À l’EIDD, nous sommes fier·ère·s d’annoncer qu’en 2026, les femmes représentent 41 % de nos apprenant·e·s.

La première conférence mondiale sur le statut des femmes s’est tenue à Mexico en 1975. Cinquante ans plus tard, les femmes et les jeunes scientifiques ne représentent encore qu’un tiers. Derrière ce chiffre, ce sont des femmes scientifiques qui se battent pour cet avancement encore fragile. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, nous mettons en lumière des figures inspirantes, afin de continuer à encourager nos élève·e·s à briser le plafond de verre.

C’est dans ce cadre que nous mettons en lumière les femmes scientifiques oubliées à travers quelques exemples choisis par nos professeures-chercheuses. Refusant que les femmes scientifiques restent dans l’ombre de l’oubli, nous encourageons chacune à être ambitieuse et à rêver grand, comme une ingénieure de l’EIDD.

Pour aller plus loin  :

https://www.unesco.org/fr/days/women-girls-science

 

Claudie Haigneré

Claudie Haigneré

Première spationaute française

Il y a 30 ans, Claudie Haigneré est devenue la première Française à voyager dans l’espace, passant 16 jours à bord de la station spatiale russe Mir. Scientifique et astronaute, elle illustre l’excellence et l’esprit d’innovation qui animent la recherche française. Son parcours inspire les ingénieur·e·s de demain à repousser les frontières de la connaissance et de la technologie.

En savoir plushttps://www.cite-espace.com/actualites-spatiales/il-y-a-25-ans-claudie-haignere-premiere-francaise-dans-lespace/

 

Rose Dieng-Kuntz

Rose Dieng-Kuntz

Informaticienne et précurseure de l’intelligence artificielle

Rose Dieng‑Kuntz, née à Dakar en 1956, fut une scientifique exceptionnelle en informatique et intelligence artificielle, célébrée pour son parcours exemplaire et son engagement en faveur de la science. Première femme africaine admise à l’École polytechnique en 1976, elle a dirigé des projets de recherche à l’INRIA et reçu le prix Irène Joliot‑Curie de « scientifique de l’année ». Tout au long de sa carrière, elle a défendu l’éducation, le partage des connaissances et l’égalité des chances en science, devenant une source d’inspiration pour les ingénieur·e·s et les jeunes chercheur·e·s du monde entier.

En savoir plushttps://www.lemonde.fr/planete/article/2006/01/11/rose-dieng-un-cerveau-sans-frontieres_729645_3244.html

Katsuko Saruhashi

Katsuko Saruhashi

Géochimiste

Katsuko Saruhashi, géochimiste japonaise, fut une pionnière de la science océanique en étant la première à mesurer les niveaux de dioxyde de carbone dans l’eau de mer, développant des outils innovants pour cela, et en démontrant les dangers des retombées radioactives dans l’atmosphère et les océans. Première femme à obtenir un doctorat en chimie à l’Université de Tokyo, elle a également contribué à l’interdiction des essais nucléaires atmosphériques et fondé la Société des Femmes Scientifiques Japonaises pour promouvoir l’égalité dans la recherche scientifique.

En savoir plushttps://sciences.ulb.be/portraits/scientific-woman-of-the-week-katsuko-saruhashi

Jocelyn Bell

Jocelyn Bell

Physicienne et découvreuse des pulsars

Jocelyn Bell Burnell, astrophysicienne née en 1943 à Belfast, est reconnue pour avoir découvert en 1967 le premier pulsar, un type d’étoile à neutrons émettant des signaux radio très réguliers, alors qu’elle était doctorante à l’Université de Cambridge et participait à la construction d’un radiotélescope. Cette découverte, publiée dans Nature, a transformé notre compréhension des étoiles compactes et marqué l’histoire de l’astrophysique. Après son doctorat en radioastronomie, elle a poursuivi une carrière de chercheuse et enseignante, et a reçu de nombreux honneurs pour ses contributions scientifiques.

En savoir plushttps://www.refletsdelaphysique.fr/articles/refdp/pdf/2020/01/refdp202064p30.pdf

Lise Meitner

Lise Meitner

Physicienne

Lise Meitner, physicienne autrichienne, a joué un rôle déterminant dans la découverte de la fission nucléaire, en interprétant et expliquant ce phénomène fondamental aux côtés d’Otto Hahn. Fuyant l’Allemagne nazie, elle poursuivit sa carrière avec éthique et intégrité, refusant toute implication militaire. Son parcours inspire aujourd’hui les ingénieur·e·s et chercheurs·e·s, illustrant l’importance de l’excellence scientifique, de l’innovation et de l’intégrité dans la recherche.

En savoir plushttps://theconversation.com/lise-meitner-une-marie-curie-autrichienne-sans-prix-nobel-243634

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Ada LOVELACE

Ada LOVELACE

Première programmeuse de l'histoire

Ada Lovelace, fille de Lord Byron, reçoit une éducation scientifique rare pour une femme de son époque. À 17 ans, elle rencontre Charles Babbage et s’intéresse à sa machine analytique.

En 1842, elle traduit un article sur cette machine et y ajoute des notes, incluant le premier algorithme destiné à une machine. Elle développe un programme pour calculer les nombres de Bernoulli, préfigurant la programmation. Tentant de financer la machine, elle s’endette en jouant. Ni elle ni Babbage ne verront leur projet aboutir.

Son héritage perdure avec le langage ADA, utilisé dans l’aéronautique et les transports.

Chien-Shiung WU

Chien-Shiung WU

Physicienne

Chien-Shiung Wu, née en 1912 en Chine, a émigré aux États-Unis en 1936 pour poursuivre un doctorat. Spécialiste de la désintégration bêta, elle a contribué au projet Manhattan.

En 1956, elle a testé l’hypothèse de Lee et Yang selon laquelle la symétrie de parité pouvait être violée dans les interactions faibles.

Grâce à une expérience innovante sur le cobalt-60, elle a confirmé cette violation, révolutionnant la physique. Cependant, seuls Lee et Yang ont reçu le prix Nobel en 1957, Wu étant injustement écartée. Elle est décédée en 1997, laissant un héritage scientifique majeur.

Katherine JOHNSON

Katherine JOHNSON

Mathématicienne

Katherine Johnson, née en 1918 en Virginie-Occidentale, a montré dès son enfance un talent exceptionnel pour les mathématiques.

Diplômée en mathématiques et en français à 18 ans, elle a rejoint le Langley Research Center en 1953 en tant que « calculatrice humaine ».

Son expertise a été cruciale pour calculer les trajectoires des missions Mercury et Apollo. Malgré les barrières raciales et de genre, Johnson a persévéré, devenant une figure clé de la NASA. Elle a reçu la Médaille présidentielle de la liberté en 2015 et est décédée en 2020 à l’âge de 101 ans.

Nettie STEVENS

Nettie STEVENS

Biologiste

Nettie Stevens, biologiste américaine, a découvert en 1905 que les chromosomes « X » et « Y » déterminent le sexe des individus, résolvant ainsi un débat scientifique sur l’origine du sexe.

Diplômée de l’Université Stanford et du Bryn Mawr College (Ph.D., 1903), elle a enseigné et inspiré de nombreux étudiants en sciences.

Entre 1901 et sa mort, elle a publié plus de 38 articles en cytologie et physiologie expérimentale. Son travail a ouvert la voie à des avancées en science et en médecine.

Rosalind FRANKLIN

Rosalind FRANKLIN

Physico-chimiste

Rosalind Franklin, née en 1920 à Londres, était une chimiste et cristallographe britannique dont les travaux ont été essentiels pour élucider la structure de l’ADN.

Diplômée de l’Université de Cambridge, elle a perfectionné ses compétences en cristallographie aux rayons X à Paris avant de rejoindre le King’s College de Londres en 1951. Là, elle a capturé la célèbre « Photo 51 », une image de diffraction aux rayons X révélant la structure hélicoïdale de l’ADN.

Cette image a été déterminante pour James Watson et Francis Crick dans leur modélisation de la double hélice de l’ADN. Malheureusement, Franklin n’a pas été reconnue à sa juste valeur de son vivant et est décédée en 1958 à l’âge de 37 ans.